
Matériau ayant servi dans de nombreux domaines de la construction entre 1950 et 1980, l’amiante s’est révélé être un produit dangereux pour la santé. Une expertise collective de l’INSERM a estimé à près de 2000 le nombre de décès attribuables à une exposition à l’amiante en 1996. Parallèlement, l’incidence du mésothéliome est en constante augmentation ; pour les dernières années, en France comme dans les autres pays industrialisés, cette augmentation est de 25 % tous les trois ans.

L’amiante entraîne essentiellement quatre maladies pulmonaires :
Les matériaux durs, présents dans la construction, tels que l’amiante-ciment, ne libèrent pas spontanément de fibres d’amiante ; en revanche, leur découpe, démolition, dépose, percement, libèrent des poussières peut-être chargées d’amiante.
Les particuliers ne doivent donc pas intervenir sur ces matériaux, et la protection des travailleurs exposés professionnellement aux poussières d’amiante a été renforcée (décret 96-98 modifié).
Les flocages, calorifugeages et faux plafonds contenant de l’amiante peuvent, en se dégradant, libérer spontanément des fibres d’amiante dans l’atmosphère. Les personnes résidant ou travaillant dans des immeubles renfermant ces matériaux peuvent donc être exposées de manière passive à la poussière d’amiante.

Tous les propriétaires d’immeubles bâtis collectifs (construits avant le 1er juillet 1997) doivent faire rechercher la présence d’amiante dans les flocages, calorifugeages, faux plafonds avant le 31 décembre 1999.
Ils doivent faire appel à un technicien de la construction qualifié et indépendant qui évaluera l’état de conservation de ces matériaux et les éventuels travaux à engager.
Depuis le 1er janvier 2003, ce technicien est attesté comme compétent à l’issue d’une formation certifiée dont voici la liste.
Liste des formations certifiées par deux organismes :
N’hésitez pas à demander au propriétaire de l’immeuble dans lequel vous résidez ou travaillez la communication du résultat du diagnostic effectué par le technicien de la construction ; c’est le "carnet de santé amiante" du bâtiment, vous avez le droit d’y avoir accès. En cas de refus ou d’anomalie, le service santé-environnement de la délégation de l'ARS Rhône-Alpes dans votre département sera votre interlocuteur.