Les cancers du sein, du colon et du col de l'utérus sont concernés par la mise en place de programmes de dépistages organisés.
En 2003, le chef de l’Etat fait de la lutte contre le cancer une priorité gouvernementale en lançant un plan quinquennal de mobilisation nationale.
En 2006, un arrêté du 29 septembre redéfinit les principes du dépistage organisé du cancer du sein ainsi que ceux du dépistage organisé du cancer colo-rectal.
Le dépistage est un acte de prévention qui permet de déceler très tôt d'éventuelles anomalies en l'absence de tout symptôme. Cela permet de se soigner plus facilement et cela augmente les chances de guérison.
Fin 2004, le dépistage organisé du cancer du sein est généralisé à l’ensemble des départements. Il s’ adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans. Il consiste en la réalisation tous les deux ans d’un examen clinique des seins et d’une mammographie (deux incidences par sein, face et oblique).
Il permet de détecter précocement des tumeurs à un stade peu avancé, permettant ainsi d’augmenter les chances de guérison.
La généralisation du dépistage organisé du cancer colo-rectal sur l'ensemble du territoire est effective depuis 2008. En Rhône-Alpes, un département pratiquait déjà ce type de dépistage depuis 2003 dans le cadre d'une expérimentation : l’Isère. Ce dépistage consiste à proposer tous les deux ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans un test de détection de sang occulte dans les selles (Hémoccult).
A l’heure actuelle, il n’y a pas en France de programme généralisé de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus.
En revanche, cinq départements ont mis en place une organisation de ce dépistage. Ces programmes sont des initiatives locales, ils n’ont pas été construits à partir d’un cahier des charges national commun.
Pour la région Rhône-Alpes, c’est le cas de l’Isère depuis le début des années 1990. Le dépistage du cancer du col de l’utérus repose sur le frottis cervico-utérin. Ce dépistage, selon les recommandations de l’ANAES, est préconisé pour les femmes de 25 à 65 ans tous les 3 ans, après 2 frottis négatifs à un an d’intervalle. C’est ce qui a été repris dans le cahier des charges rédigé en juillet 2006 par un groupe technique national piloté par la DGS.
La coordination nationale du dépistage organisé des cancers en France est placée sous la responsabilité du ministère de la santé.L’Institut national du cancer (INCA) et la DGS assurent le pilotage de ces programmes.
Le Comité de pilotage régional des cancers est l’instance qui a la responsabilité de la mise en place des programmes de dépistages au niveau départemental.
La structure de gestion (ou centre de coordination des dépistages) est l’instance opérationnelle dont le fonctionnement et les attributions sont fixés par voie réglementaire (cahier des charges). Elle assure l’organisation locale du dépistage à l’échelle d’un ou plusieurs départements. Son statut doit être à but non lucratif et indépendant des intérêts privés.
Les missions d’une structure de gestion :
Ces structures sont financées par l’Etat (à travers le GRSP jusqu'en mars 2010 puis par l'ARS) et par l’Assurance Maladie.
Chaque année, à l’automne, les instances régionales (DRASS, URCAM et DRSM) et locales (CPAM, DDASS, MSA, RSI et dans certains départements les Conseils Généraux) réunissent les structures de gestion pour travailler avec elles sur leur budget-type (outil mis en place en 2005 par le Ministère chargé de la Santé et de l’Assurance Maladie). Cet outil permet aux structures de gestion de disposer d’un outil commun de présentation de leur budget prévisionnel.
Cette rencontre initiée par le niveau régional permet aux structures de présenter leurs grandes orientations pour l’année à venir.